La semaine avait pourtant bien commencée et puis soudainement mon téléphone sonne. Un prospect, très en panique, m’indique qu’il a reçu la livraison de son site web il y a 6 mois. Jusque là, tout va bien, sauf quand il me dit:

Mon site est tout pourri, j’ai fait un contrôle qualité avec le validateur W3C. J’ai 110 erreurs et 58 warning. Vous pouvez m’aider

W3C est il utilise pour le SEO ?

Dans ma jeunesse, il est vrai qu’on faisait souvent appel a ce foutu validateur, quoi de mieux que d’avoir un beau code source bien propre ? Je me suis alors mis en quête de réponse à ce sujet et c’est ainsi que j’ai posé la question sur twitter, ne sait on jamais:

Sur un échantillon de 58 personnes, vous êtes tout de même 47% à l’envoyer chier. Cela voudrait dire qu’un SEO sur deux s’en fou royalement ? Mais alors que penses les 53% autres ? Seulement la moitié d’entre eux pensent qu’il est vraiment utile d’utiliser le validateur W3C. Quand au reste, ils pensent à rien de tout ça, ne sont ni convaincu ni à convaincre.

W3C est donc bien en voie de disparition

Vous vous souvenez de la question de Michael Thingmand en 2009 à Matt Cutts: « Why doesn’t google.com validate (according to W3C)? ». Voici la réponse:

La réponse est claire: les « googler » souhaitent que les pages qui se chargent le plus rapidement possible. Toujours est il que notre brave Matt indiquait déjà en 2009 qu’il en avait rien à foutre de la qualité et que Google se concentrait uniquement sur une dimension de taille (poid en bites) qu’autre chose. J’ose franchir le pas: W3C a donc commencer son agonnie mortelle depuis 2009.

Mais alors, W3C, ça sert à quoi aujourd’hui ?

D’un point de vu institutionnelle, la qualité W3C est toujours demandée. Vous savez le côté accessibilité et le plaisir d’afficher un beau petit logo en bas de ses pages en or, en argent ou je ne sais qu’elle autre truc qui font « kikou trop lol lol ». Vous l’aurez compris, je ne prête plus d’attention aux recommandations du validateur. A mon avis, le seul intérêt qui fait que cet outil survive encore à ce jour, est que pour certains SEO, c’est de pouvoir surgonfler la facturation. Je ne serais donc pas étonné que sur les 47% qui aient répondu finalement « qu’ils en aient rien à faire » s’en serve pour leurs clients et surtout pour leurs facturations

Si je détourne l’idée de Matt Cutts concernant le W3C, il sous entendrait qu’au final avoir du code propre ne veut pas dire du code optimisé. On serait donc plus amené à produire du code poubelle, à alourdir les pages et qu’au final les recommandation du W3C seraient du bullshit en puissance.

Voilà au final mon avis:

  • Le W3C rentre dans une démarche qualité (n’oubliez pas le WCAG, l’accessibilité, la sémantique).

  • Sur des sites plus petits, des sites de niches, je pense très clairement que l’objectif primaire n’est pas la qualité du code mais de ranker et de gagner, avec ou sans peines, de l’argent.

Pour conclure, selon le projet que vous avez, les recommandations W3C ne sont pas à mettre de côté. Ne pas respecter les guidlines ne vous empêchera pas de ranker (voir la vidéo avec Matt Cutts), mais travailler son accessibilité, sa qualité, c’est aussi un axe de fidélisation de ses utilisateurs non ? N’hésitez surtout pas à réagir !!

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7 commentaires

  1. Clairement, je n’ai jamais vu un site remplissant toutes les contraintes du validateur W3C, je croyais que c’était une légende ^^

    Comme Nessy, son image aura perduré quelques années malgré l’évidence. On y croyait car c’était sympa d’y croire, mais au finale, c’est du flanc au milieu de cette immense lac qu »est le SEO.

    PS : je vois que j’ai raté des étapes dans ton initiation à R, va falloir que je regarde ça.

  2. Ah ah ah.
    J’ai jamais lu un billet de blog SEO pareil.
    Il ne faut pas confondre VALIDATEUR et W3C. Ce dernier fait Internet (avec des trucs comme l’IETF toussa)
    Si tu retrouves un attribut « nofollow » dans la balise A, c’est à cause de Google OK ? Pas du W3C qui n’a rien à faire du SEO.
    W3C = standard + accessibilité, pas SEO
    Si des malins ont joué avec les attributs TITLE des A, c’était pas de la faute du W3C. Pareil pour les NOFRAMES, NOSCRIPT, toussa.
    Faut pas tout mélanger.
    Avoir un code source qui passe le validateur W3C ne veut pas dire que tu vas ranker.
    Mais potentiellement, si tu fais un site ou une app qui a pour cible le « GRAND PUBLIC », alors tu as plutôt intérêt à ce que le code soit valide. Et cette validité n’est en rien incompatible avec le SEO.
    Je dis ça, je dis rien.
    Que Google foute la merde avec son code AMP tout pourri, c’est le problème de GG dont le but est d’économiser ses propres ressources : serveurs électricité etc ! Encore une fois je répète, le web c’est pas Google, le web c’est W3C + IETF et compagnie. Sans eux pas de web.

    • Je suis en adéquation avec toi concernant le Validateur et le W3C. Le titre de mon billet est je te l’accorde, osé ;). L’histoire de fond reste le validateur et son utilisation aujourd’hui dans le cadre du SEO. A en voir le résultat du sondage, on peut se poser la question de son utilité aujourd’hui: utilise pour ranker ? utile pour garantir une accessibilité parfaite ?

  3. Ça me rappelle le temps où on répondait à des appels d’offre pour les collectivités !
    Respect des normes W3C et WAI imposés à chaque fois, le WAI c’était le pire… beaucoup de mal à délimiter le cadre.

    Pour le W3C, j’avoue que je passe encore parfois des sites dans le validateur, surtout quand je pars d’une page blanche. C’est une sorte de réflexe de développeur rouillé reconverti SEO, mais ça me permet de déceler quelques erreurs de code parfois : balises mal fermées, alt manquants, mauvaise imbrication…

    Pour le SEO, l’impact me parait désuet, mais j’y attache toujours une certaine importance pour juger de la qualité du code source.

    • Ah non pas le WAI, tu me fais repousser des boutons que j’ai traité avec peine grâce a l’eau claire. Je suis comme toi vis à vis du validateur W3C, j’y passe pour voir surtout si j’ai pas oublié de fermé une balise ou que le dev n’a pas oublier quelque chose. A noter, que le W3C propose aussi un validateur des micro data 😉

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